

Du 11 au 18 mai 2026, les compositeurs Rémi Dury, Vincent Esperon et Cyril Berthet ont été accueillis en résidence à la Maison Dutilleux-Joy pour développer L’AIR de L’EAU, une création musicale originale. Le fruit de ce travail a été présenté au public lors d’un concert donné le 19 mai 2026 au Musée du Véron à Savigny-en-Véron. Réalisé dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’Intérêt porté par la Fédération nationale des Parcs naturels régionaux, la SACEM et le Ministère de la Culture, ce projet a été mené en coopération avec le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine et le Parc naturel régional de la Brenne. Il témoigne de la richesse des liens entre création artistique, paysages et patrimoines des territoires.
Trois compositeurs, Vincent Espéron, Rémi Dury et Cyril Berthet, membres du collectif de la Manufacture des Arts Numériques de Bourges, ont construit cette composition autour des liens que les habitants ont avec l’eau. Ils ont tendu leurs oreilles et leurs microphones sur tous ces phonèmes et mots aquatiques que contient le langage de l’eau pour faire naître une relation commune avec le langage humain.
Parallèlement, avec l’ethnologue Guillaume Étienne, ils ont collecté sur les territoires de la Brenne et du Loire-Anjou-Touraine, les paroles d’hommes et de femmes reliés à l’eau de manières différentes. A partir de ces collectes, ils ont créé une scénographie leur permettant de jouer, assembler et orchestrer ces différents langages.
Inspirés par la musique concrète et électronique, les trois compositeurs de la MANB ont souhaité accueillir l’eau dans leur espace de jeu. A l’intérieur d’un cercle de huit haut-parleurs, au sein duquel sont réunis les trois interprètes et le public, les compositeurs ont planté quatre arbres à sons formant une voute sonore, une clepsydre centrale amplifiée et trois totems aquatiques équipés de goutte-à-goutte et de capteurs divers. L’ensemble forme un « orchestre aquatique multiphonique » joué et interprété directement sur les totems par les trois musiciens, et modelé, dirigé, spatialisé grâce à des interfaces gestuelles sensibles à l’intention musicale.
Ainsi, au cœur d’une clairière, au milieu d’un champ, en haut d’une colline, sous un préau, une place publique, un hangar, une grange, un chapiteau le jardin d’un musée… L’AIR DE L’EAU nous donne à entendre une symphonie concertante construite avec des mots et des syllabes aquatiques, ponctuée par des témoignages d’hommes et de femmes.
Le public, placé au centre de cet espace est en immersion sonore à proximité de cet instrumentarium spécifique joué par les musiciens.

©MANB