
Pour sa 4ème édition, AR(t]CHIPEL, célèbre les figures d’Alexander Calder et de Max Ernst, deux artistes qui ont longtemps vécu et travaillé en Centre-Val de Loire, et révèle les correspondances intimes entre les œuvres, les lieux et paysages exceptionnels du cœur de la France.
À LA MAISON DUTILLEUX-JOY :
Exposition : Au pays des illustres – du 17 octobre au 1er novembre
Max Ernst, Alexander Calder et Henri Dutilleux sont tous trois tombés amoureux des bords de Loire. Ils y ont conçu la meilleure partie de leur œuvre. Henri Dutilleux se devait de rendre hommage à Max Ernst, son proche voisin, au travers de documents privés.
Cette année 2026 marque un jalon profondément symbolique : nous célébrons le 50e anniversaire de la disparition du maître surréaliste Max Ernst (1891-1976). À cette occasion, l’art et l’histoire locale s’unissent pour un rendez-vous culturel exceptionnel.
Dans le cadre du festival Artchipel, La Maison Dutilleux-Joy aura l’immense privilège d’accueillir une exposition unique qui vous plongera au cœur du processus créatif de l’artiste lors de ses années passées à Huismes.
Des clichés d’époque exceptionnels et historiques : Les statues in the making
Cette exposition est rendue possible grâce à la générosité de Coral Miles, actuelle propriétaire de l’Atelier Chauvelin situé aux Jardins Haute Couture à Huismes. Elle a gracieusement accepté de prêter des reproductions de photographies d’époque rares et inédites, prises au cœur même de l’atelier en 1967.
Ces images précieuses immortalisent les statues en plein processus de fabrication. On y découvre Max Ernst aux côtés de Gilles Chauvelin (alors tailleur de pierre et maire du village) ainsi que de ses ouvriers, travaillant le tuffeau de Touraine dans une ambiance de complicité et de grand savoir-faire artisanal.
Les chefs-d’œuvre sculptés à Huismes
Ces témoignages visuels mettent en lumière la genèse de figures monumentales devenues légendaires, chargées d’humour noir et de messages universels :
Big Brother : Directement inspirée du roman de George Orwell, cette figure au visage masqué par un large couvre-chef incarne une critique visionnaire de l’autorité et de la surveillance de masse.
Le Musée de l’Homme : Une œuvre profondément satirique à travers laquelle Ernst moque avec malice les institutions académiques et leur manie de vouloir enfermer l’esprit humain dans des cases.
La plus belle (Hommage à Dorothea Tanning) : Véritable chef-d’œuvre de cette collection, cette silhouette féminine et abstraite qui revisite les idoles primitives est une déclaration d’amour et un hommage direct à son épouse, la célèbre artiste surréaliste Dorothea Tanning. Célèbre pour le balancement subtil et le déhanché prononcé de ses formes, elle est sans conteste la pièce la plus touchante et fascinante de cet ensemble.
Séraphin le Néophyte & Séraphine Chérubin : Des sentinelles totémiques aux angles géométriques qui détournent avec ironie l’imagerie des anges gardiens sacrés.
Ces pièces majeures formaient à l’origine le triptyque monumental intitulé « Corps enseignant pour une école de tueurs », un vibrant plaidoyer pacifiste de l’artiste contre la tyrannie et l’endoctrinement.
Fountain De l’atelier de Huismes à la célèbre statue d’Amboise
Au-delà du triptyque, l’un des plus grands intérêts de ces photographies historiques de 1967 réside dans la révélation des modèles préparatoires de la statue et de la fontaine d’Amboise. Intitulé « Aux cracheurs, aux drôles, au génie », ce monument public mythique a entièrement été conçu et imaginé ici même, à Huismes.
Les clichés d’époque montrent le travail préparatoire de l’iconique figure centrale du Grand Génie (cet hybride d’oiseau-homme aux ailes déployées) ainsi que des célèbres petites tortues et assistants en plâtre. C’est Gilles Chauvelin lui-même qui en tailla les socles en pierre, scellant à jamais le lien entre le génie surréaliste et les artisans de la région. Découvrir ces pièces maîtresses en cours de fabrication est un privilège rare qui éclaire d’un jour nouveau ce chef-d’œuvre de la vallée de la Loire.
Ne manquez pas cette occasion unique de découvrir l’envers du décor et l’intimité de l’un des plus grands génies du XXe siècle, ici même, sur sa terre d’adoption.
Informations pratiques :
10 Rue du Confluent 37500 Candes-Saint-Martin.
Jauge : 10 personnes maximum par visite. Entrée Libre.
Du 17 octobre au 1er novembre :